L'édition 2007 du Micromania Games Show aura mis l'accent sur les valeurs sûres de chaque console. Tous les hits de la fin d'année, de Crysis à Eternal Sonata, en passant par Zelda Phantom Hourglass et PES 2008, s'étaient rassemblés à l'événement organisé par la chaîne française de magasins de jeux vidéo. La Wii n'était pas oubliée, vu l'éventail de jeux jouables au salon.
Attendez-vous donc, pour mon seul, unique et dernier dossier sur LiveWii, à des tonnes de jeux pris en main pour vous en donner mes impressions. Entre party games, jeux d'aventures, de plate-forme, de combat, GTA-Like, RPG, shoot sur rails… cette fin d'année, couplée au début 2008, s'annonce tout simplement énorme pour la Wii. Passons en revue tout ce petit monde qui s'offrait à moi, et aux milliers de visiteurs du Micromania Games Show. Compte rendu en temps réel, heure par heure.
~ 10h53 - Arrivée au Micromania Game Show, premier stand : Sega
Déposant mes affaires aux charmantes hôtesses de l'accueil, je me dirigeais vers le cœur du salon, où toutes les bornes étaient rassemblées, avec des dizaines de personnes attendant leur tour pour pouvoir s'essayer quelques minutes aux jeux. Derrière le stand Halo 3, qui proposait de jouer en solo ou en réseau au dernier-né de Bungie sur Xbox 360, se trouvait celui de Sega, avec les jeux Wii Mario & Sonic aux JO et Bleach : Shattered Blade en versions jouables. Impressions.
~ 10h56 – Stand Sega, Mario & Sonic aux Jeux Olympiques : les légendes s'affrontent
C'est avec une pointe de nostalgie que j'ai abordé ce jeu. Deux stars du jeu vidéo, unies le temps d'un jeu, ça a le mérite d'attirer l'attention ! D'autant plus que Mario & Sonic aux JO avait reçu le prix du Jeu Wii de la Games Convention 2007, ce n'est pas rien quand on bat la killer-app Super Mario Galaxy !
Bref. Sur ce petit stand qu'est celui de Sega, Mario & Sonic aux JO était le digne représentant de la firme du hérisson. L'éditeur annonçant fièrement vouloir vendre 4 millions de copies du jeu, il faut donc avoir un produit de qualité pour pouvoir prétendre à ce titre.
Seule épreuve testée : le 100 mètre haies. Une épreuve très simple qui consiste à secouer de bas en haut Wiimote et Nunchuk pour pouvoir faire avancer son personnage (issu soit de l'univers Mario, soit de la série Sonic). Une fois lancé, sans avoir raté le départ, sauter les haies demande d'appuyer sur le bouton B pour sauter l'obstacle. Une maniabilité des plus simples et bienvenue pour le genre. La qualité graphique s'en sort bien, avec de sympathiques effets de charge (pour bien s'élancer au départ). Point négatif : les développeurs de Sega ont dû demander à Next Level Games (les Canadiens à l'origine des aventures footballistiques du plombier) le public 2D tout carré et peut animé de Super Mario Football sur NGC ! Le jeu se passe au premier plan, certes, mais est-ce grand-chose que d'animer un public correct ?
Mario & Sonic, à en juger par l'engouement suscité auprès les joueurs, ne devrait avoir aucun mal à trouver sa place durant les fêtes de Noël. Un titre bien destiné au multijoueur, avec son lot d'épreuves qui feront suer ces chères têtes blondes de maniaques de la manette.
~ 11h17 – Stand Sega, Bleach the Shattered Blade : Ichigo au combat
Le manga Bleach a trouvé peu à peu sa place auprès des fans de BD japonaises, telles Dragon Ball Z, One Piece ou encore Naruto. Des personnages qui s'affrontent à coups d'épées mystiques aux pouvoirs incroyables dans des duels dantesques allant jusqu'à la limite de la force mentale, c'est surtout l'épée qui aura fait tilter les développeurs de Sega pour proposer un jeu sur Wii. Bleach : Shattered Blade est né.
S'apparentant à un jeu de combat du même style que Saint Seyia – les Chevaliers du Zodiaque sur PS2 (désolé, je n'ai trouvé de comparaison équivalente…), vous aurez à combattre votre adversaire dans un décor plus ou moins bien réalisé, armé de votre Zanpakutô (votre épée). Graphiquement, le cel-shading est sale, soyons francs. Bien que les personnages soient reconnaissables, on est loin de ce que l'on voit dans les Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi.
Concernant la jouabilité, elle se base essentiellement sur les mouvements effectués avec le duo Wiimote-Nunchuk. Mauvaise idée ? Oh que oui. Même si l'idée de trancher tout ce que l'on souhaite tente, on ne trouve guère de plaisir à gigoter sa Wiimote horizontalement ou verticalement. L'activation du Bankai (la "transformation en Super Saiyen" de Bleach) en baissant le Nunchuk change votre personnage en une bête de combat, et modifie le décor environnant. Certes, la force se voit décuplée pour le héros, mais quel intérêt de changer le décor, puisque cela n'a aucun rapport avec le manga ?
En conclusion, Bleach sur Wii est une déception pour un fan assidu. Ceux recherchant un défouloir pour les soirées entre amis seront peut-être contents, les autres passeront leur chemin, attendant peut-être une adaptation digne des derniers jeux de combat sortis sur la série DBZ.
~ 11h25 – Direction, le stand Ubisoft
Certains se diront "Oh mon Dieu, le suicidaire", d'autres pensent "Pas la peine d'y aller, on connaît l'éditeur et ses jeux sur Wii". Je garde ma foi, et ma tête de mule également, et fonce à l'ennemi tête baissée, fracassant tout sur mon passage, surtout le vent (profonde réflexion…). Bref, Ubisoft avait mis en point d'orgue leur party game de fin d'année : Rayman contre les Lapins ENCORE PLUS Crétins sur Wii. Facile de savoir où était le fameux stand de l'éditeur : un gigantesque ballon à l'effigie de Super Lapin (ou un Lapin déguisé en Superman) se trouvait juste au-dessus ! Mais croyez-vous qu'Ubisoft avait uniquement proposé ça ? Que nenni, il y avait également Qui veut Gagner des Millions ? en démonstration, et les Coaches Personnels (que je n'aurai pas eu l'occasion de tester, n'ayant pas besoin d'être assisté à mon âge).
~ 11h27 – Stand Ubisoft, Rayman contre les Lapins ENCORE PLUS Crétins : Bwaaaaaaaa puissance 2
Tout le monde gardera un souvenir mémorable des vidéos de l'éditeur pour promouvoir l'opus Wii de Rayman contre les Lapins Crétins premier du nom. Beaucoup ne garderont pas un souvenir équivalent concernant le jeu en lui-même, avec une aventure solo trop faible et un multi tout simplement raté (un comble pour un party game). Ubisoft est reparti de ses erreurs et compte bien les réparer. Et cette fois-ci, cela semble bien parti.
Tout d'abord, l'esprit débile du premier est conservé, à la différence que les Lapins ont diminué d'intelligence en moins d'un an, garantissant un fun encore plus présent. Nos amis à grandes oreilles proposeront des douzaines de mini-jeux, avec pour ce coup-ci un vrai mode multi, où tout le monde s'affronte en même temps ! Du lavage de caleçons sales (nettoyer votre linge entre amis pour savoir qui fait le mieux la lessive) au Football Américain façon Lapin Crétin (gardez le ballon ovale le plus longtemps possible en évitant les autres joueurs), en passant par le bordel au bureau (faire le plus de crétineries lapinesques sans se faire choper par le boss qui veille sur ses employés), des mini-jeux ne manquant pas d'originalité qui vous feront rire aux éclats, et éveilleront le Lapin Crétin qui sommeille en vous. Une nouveauté du côté de la musique : après avoir fait dansé les Lapins, il vous faudra maintenant leur faire jouer de la guitare.
La maniabilité reste globalement la même : facile, pas prise de tête, le point fort du jeu. Concernant les graphismes, attendez-vous à peu de changement globalement : le tout sera toujours sympathique et loufoque à l'œil, mais sans atteindre les limites de la Wii.
Au final, on décernera à Rayman contre les Lapins ENCORE PLUS Crétins la médaille du "je fais mieux que mon prédécesseur". De là, le titre de "party game de la fin d'année" se place, face à Mario & Sonic aux JO en prétendant sérieux. Le public sera le seul juge pour qui l'emportera.
~ 11h45 – Stand Ubisoft, Qui veut gagner des millions (ou comment se faire de l'argent facile ?)
Tout le monde connaît le jeu, tout le monde sait que les adaptations vidéoludiques sur consoles et PC existent. La Wii ne sera pas épargnée par le sort du "c'est votre dernier mot ?" lancé par l'animateur de TF1 Jean Pierre Foucault. Pour ce coup-ci, JP ne sera pas là en version pixelisée et mal modélisée, mais bien en vrai, en chair et en os dans le jeu. De petites séquences vidéo, contant les questions et réponses du jeu, agrémentent les parties de QVGDM devant sa télé. Les jokers sont également disponibles, sauf le switch (permettant de changer de question).
Que dire sur ce jeu finalement ? L'adaptation Wii retranscrit bien le jeu télévisé, le public en moins. Nous pouvons également nous attendre à un jeu budget (à prix réduit). Tant mieux puisque vu l'intérêt limité du titre, trouvant ses limites rapidement.
~ 12h15 – Atari en joue
Passé un court moment sur Qui veut Gagner des Millions, mais un long moment sur un Jam Sessions, un jeu de guittare sur Nintendo DS intriguant et qui m'a beaucoup intéressé, il fallut s'attaquer ensuite à l'éditeur développeur Atari, dont la situation financière est au plus bas depuis quelques temps. Il lui faudra savoir dégainer les armes au bon moment pour cette fin d'année, avec les titres de Namco Bandai DBZ BT3 (sur Wii et PS2), Ace Combat 6 et Eternal Sonata (tous deux sur Xbox 360). Pour l'heure, nous allons nous intéresser au seul titre testé sur Wii par moi-même : Astérix aux Jeux Olympiques. Un regret ? Oh que oui !
12h16 – Stand Atari, Astérix aux JO : le mauvais élève du party game
Entendons-nous bien : moi, Sora54, le (futur) ex-rédacteur de LiveWii (d'ici la fin de ce dossier) [ndMaitreSoda : bah après une bouse pareille, faut pas t'étonner d'être viré], suis apprécié par mes chefs (autant me lancer des fleurs pour ma dernière) pour ma particularité consistant à représenter environ 10% de la population mondiale à moi tout seul, étant gaucher. Pourquoi ce petit commentaire ? Explications.
Les développeurs lyonnais d'Etranges Libellules sont connus pour leurs bonnes adaptations de la saga du gaulois le plus connu au monde. Ce coup-ci, vu le succès de la Wii, et l'arrivée prochaine au cinéma du troisième film, Astérix ne ratera pas son entrée sur la dernière de Nintendo avec Astérix aux Jeux Olympiques, un party game où les personnages sont issus de l'univers créé par Uderzo et Gosciny et les mini jeux des épreuves des jeux olympiques sauce "en 52 avant Jésus-Christ". Attendez-vous donc à retrouver des lancers de marteaux sur des clous taille XXL par exemple. Mais, le premier problème vient de la jouabilité, adaptée aux droitiers (et ambidextres) semblerait-il.
Car comparé à moi, le petit garçon de 8 ans qui jouait avec moi au titre n'avait aucun mal, par exemple, à faire courir son personnage dans un 100 mètres. Me démenant autant que lui à secouer de bas en haut les Wiimote et Nunchuk, rien ne fit avancer mon personnage. Ce n'était pas non plus une panne de piles : les responsables du stand les avaient changées avant que je ne joue !
Pourtant, les graphismes du jeu sont relativement biens faits, avec une patte graphique dans la veine de la BD, et le plaisir de jeu est bien présent. Mais pour nous, gauchers, ce sera une tâche difficile que de changer de main pour pouvoir s'amuser.
~ 12h39 – Direction l'extérieur : repas du midi
Oui, Sora54, à part être gaucher, est aussi un être humain tout ce qu'il y a de plus normal : il se nourrit de ce qu'il achète et profite de la vie. Après m'être perdu quelques temps dans les rues parisiennes, je suis de retour pour terminer par l'un des stands les plus importants...
~ 14h42 – Retour au Micromania Games Show, boss du salon : le stand Nintendo
Par le mot "boss", entendez le gros monstre à taper pour pouvoir sortir victorieux du jeu. Et là, l'ennemi avait préparé ses armes : une douzaine de titres, parmi lesquels Wii Fit et Metroid Prime 3 Corruption que je n'ai pu testé (trop de monde pour le premier, le non-désir personnel pour le second), mais également Super Mario Galaxy, No More Heroes, Resident Evil Umbrella Chronicles, Zack & Wiki le Trésor de Barbaros, Battalion Wars II, Pokémon Battle Revolution, etc. Tous les goûts, tous les genres, pour tous les joueurs. Début des hostilités par le GTA-Like de Suda51, avec pas plus de héros que ça…
~ 14h47 – Stand Nintendo, No More Heroes : un Jedi en liberté
Grasshopper Manufacture, les Japonais qui nous ont livré le très dérangeant Killer7, reviennent, comme nombreux le savent, sur Wii avec un titre orienté Grand Theft Auto, nous narrant les exploits de Travis Touchdown, voulant atteindre la plus haute marche du podium des meilleurs assassins de Santa Destroy. Armé de son sabre laser, il dézingue chaque ennemi afin de le transformer en poussière d'argent, bien utile pour vous acheter des fringues ainsi que (accessoirement) de nouvelles armes. Mais pour l'heure, au Micromania Games Show, nous avions droit à la démo TGS 07, traduite dans la langue de Shakespeare.
Vous lançant dans un hangar pour découper comme du beurre un super-zéro faisant office de tueur de haute volée, il vous faut d'abord vous débarrasser des quelques ennemis qui vous bloquent la route. L'intelligence artificielle de ces personnages est quelque peu défaillante, ceux-ci manquant de réaction quand vous êtes en train de vous occuper d'un autre ennemi assez proche. Concernant la maniabilité, Suda51 et son équipe nous ont évité les coups de Wiimote dans le vent pour trancher ce qui vous passait par le sabre. Matraquer le bouton A pour assommer le méchant, puis enchaîner ensuite sur un mouvement qui tuera votre assaillant.
Après un premier hangar nettoyé, il faut maintenant se charger du boss. Il est évidemment nécessaire de faire attention à deux choses : votre vie, bien sûr, et la charge de votre sabre laser, celui-ci ayant tendance à se vider en plein combat (ce qui est très gênant lorsque vous affrontez un facteur déguisé en super héros qui vous envoie des décharges électriques à tout moment). Je m'arrêterai ici pour ne pas spoiler ce combat que nombre de joueurs désireux de jouer à No More Heroes découvriront par eux-mêmes.
Pour conclure sur le titre, la patte graphique est, à l'instar du précédent jeu de Grasshopper, très spéciale et sujette à toutes les critiques. Nullement pensé pour atteindre les sommets de la console, No More Heroes séduira ceux recherchant un bon défouloir dans la veine d'un GTA-Like, les autres seront d'une complète indifférence quant au jeu. La démo du MGS m'aura permis d'avoir un avis "vanille-chocolat" : le bon côtoie le mauvais. Egalement, elle ne reflètait pas l'orientation GTA qu'il devrait avoir : la séquence dans le hangar était des plus linéaires. Bien dommage, mais gardons l'espoir que ceci soit corrigé pour notre Jedi des temps modernes.
~ 15h01 – Stand Nintendo, Dragon Quest Swords : ça tranche mal...
Les joueurs assidus savent que Square Enix, le développeur connu pour ses RPG mythiques, a développé sur Wii un jeu sur rails basé sur la série Dragon Quest, et nommé (inspiration) Dragon Quest Swords : the Masked Queen & the Tower of Mirrors (expiration). Nous incarnons un preux chevalier tentant de retrouver la Reine. Nous élançant dans une grotte, il faudra trancher avec la Wiimote tous les ennemis à l'écran. Dès lors, il est facile de comprendre quoi faire : réaliser des mouvements horizontaux, verticaux, ou en diagonale pour terrasser les divers monstres.
Or, la retranscription des mouvements est très approximative. Pour exemple, si vous réalisez un coup horizontal, le jeu pourrait comprendre un coup en diagonale. Loin d'être réussi, c'est également une histoire d'intelligence artificielle des ennemis, qui est défaillante ! Les ennemis vous attaquent avec les mêmes coups, facile pour vous donc de prévoir les dégâts ou de vous protéger avec votre bouclier.
Mais tenace, je continue l'aventure. Peu à peu, ma lame se charge et atteint les 100% pour me permettre de déclencher un coup puissant. Utile quand de nombreux ennemis sont à l'écran, ou face à un monstre-coffre (que vous mettrez un temps considérable à vaincre puisque à chaque coup d'épée, vous lui retirez un point de vie sur une soixantaine approximativement !). La grotte est profonde, et le chemin semble tout tracé. Ce n'est qu'à de rares moments qu'il est possible de choisir une "direction différente". En fait, vous aurez le choix de plusieurs chemins, mais un seul vous fera continuer dans l'aventure (les autres routes vous menant à des coffres ou des cul-de-sac. Arrivé au boss de fin, un monstre aquatique, il se révèle aussi prévisible que les autres monstres de la grotte, et aussi long à battre qu'un monstre-coffre.
Au final, 20 minutes pour atteindre le bout du niveau et au ressortir un sentiment loin d'être aussi positif que je l'aurais souhaité.
~ 15h24 – Stand Nintendo : l'heure est aux zombies et au plombier
Longue inspiration avant de s'attaquer aux deux derniers titres auxquels je souhaitais jouer : Super Mario Galaxy et Resident Evil Umbrella Chronicles. Sans appréhension pour le premier, c'est le titre de Capcom qui m'intriguait. Autant se faire peur de suite, et gardons les féériques étoiles de Mario pour la fin…
~ 15h26 – Stand Nintendo, Resident Evil Umbrella Chronicles : shoot'em all
L'idée de départ avait de quoi surprendre : un shoot sur rails basé sur la série horrifique de Capcom nous retraçant les épisodes RE0, RE1 et RE3, ainsi qu'une séquence inédite pour connaître le démantèlement de l'Umbrella Corp., la société à l'origine des problèmes survenus dans Racoon City et ses environs. Lançons-nous maintenant dans l'aventure RE UC…
Tout d'abord, Nintendo avait proposé de jouer au titre avec le fameux Wii Zapper, cet accessoire associant la Wiimote et le Nunchuk pour en faire une arme utilisable dans des shoots sur rail, tels que Ghost Squad ou bien Resident Evil UC. Armé du Zapper, donc, je m'élance une première fois dans le jeu, en niveau facile (oui, petit joueur, je sais) avec un niveau retraçant les débuts de Chris Redfield dans RE1. Les mort-vivants infectés par le T-Virus se révèlent assez simples à tuer, la tête étant bien en vue pour réaliser des headshots. La maniabilité est très aisée, bien qu'il faille garder un doigt sur le bouton A pour pouvoir ramasser des armes ou des plantes de soin. Les coups des zombies sont puissants et la barre de vie baisse de plus en plus. Arrivé à la séquence du chien contaminé, je n'aurai pas eu assez de réflexes pour appuyer sur A pour me charger du molosse…
Me serai-je arrêté sur une défaite ? Faux ! Je m'élance quelques minutes après dans un autre niveau : le train de RE0, cette fois-ci en difficulté normale. Cette séquence dans le jeu étant la toute première, elle vous offre par la même occasion le didacticiel pour vous en sortir avec la maniabilité avec le duo Wiimote/Nunchuk. Vous vous retrouvez donc dans le train, infecté par le virus et où les zombies s'élèvent peu à peu pour venir vous bouffer. Quand l'un d'entre eux s'avance et vous attrape, agiter la télécommande pour se débarrasser de votre ennemi est plutôt sympa, vu la courte séquence vous montrant comment votre personnage se dégage de la situation qui suit. Mais ne gâchons pas plus la surprise, et terminons par une petite conclusion.
Celle-ci est d'ailleurs positive, sur bien des points : jouabilité précise, tension omniprésente, moments forts contre mort-vivants et boss… Quant à la qualité graphique du titre, elle varie entre "peut mieux faire" (avec certaines séquences animées très aliasés) et "très bien" (les environnements où nous évoluons, la qualité de l'eau sale d'un des niveaux). Une seule envie maintenant : se retrouver le 30 novembre prochain pour à nouveau replonger dans cette ambiance. Et jouer dans le noir complet, histoire de s'immerger plus encore dans les couloirs sombres d'Umbrella Corp.
~ 16h03 – Stand Nintendo, Super Mario Galaxy : le meilleur pour la fin
Il est finalement l'heure de s'élancer dans ce dernier titre auquel je voulais rejouer depuis environ 11 mois, après un premier contact lors du MGS 2006. Même après tout ce temps, retrouver mes marques fut absolument immédiat.
d'évoluer Deux niveaux étaient jouables : le monde des Abeilles et celui de l'œuf géant (un œuf blanc tâcheté de vert, qu'est-ce que cela peut-il être ?). Je choisisdans le premier et de gambader en incarnant le plombier moustachu dans un monde aux petits insectes volants plaisants, qui devaient en découdre avec une bande de scarabées voulant les déloger. En une dizaine de minutes, sans me concentrer sur les à-côtés, les trois étoiles du niveau étaient gagnées. Les fans n'auront donc aucun mal à s'adapter à la maniabilité Wii de ce Super Mario Galaxy.
L'autre aspect très positif du titre, qu'il n'est nul besoin de rappeler (mais tout de même) : les graphismes. Indéniablement le point fort du jeu, le monde des abeilles était tout simplement superbe, et l'aura pâle autour de Mario sembre s'être atténuée par rapport à la précédente démo du jeu l'année dernière. Une réussite incontestable donc pour le nouveau bébé de Shigeru Miyamoto.
~ 16h15 – Fin du tour Wii, bilan vidéoludique de la journée
D'un point de vue purement orienté sur la Nintendo Wii, les jeux présentés au Micromania Games Show furent assez nombreux et de qualité variable, tout de même plutôt positive pour une majorité. Wii Fit a eu beaucoup de succès, Mario Galaxy, Resident Evil UC et Metroid Prime 3 également. Dewy's Adventure, la goutte d'eau de Konami, n'a pas attiré les foules, pas plus qu'Opoona (le RPG de Koei au personnage principal tout rond) et BWii – Batalion Wars II. Ghost Squad, le shoot sur rail de Sega, a accueilli quelques joueurs, désireux de tester le Wii Zapper malgré de nombreux défauts graphiques (problèmes de collisions principalement). Enfin, Pokémon Battle Revolution, grâce à la popularité de son nom, pouvait jouir de nombreux joueurs voulant tester le futur titre des bestioles de Nintendo sur console de salon.
Côté Nintendo DS, vous pouviez tester l'état de vos yeux grâce à un jeu proche de celui du Programme d'Entraînement Cérébral. Aussi, difficile d'approcher le prochain Legend of Zelda, nommé Phantom Hourglass, tant les joueurs étaient nombreux pour tâter le dernier-né de la série sur la portable tactile. Quelques titres purement nippons étaient là : It's a Wonderful World, Jump Ultimate Stars entre autres…
Crysis sur PC, Haze sur PS3, Halo 3 sur Xbox 360… Le FPS avait droit à quelques belles pointures du genre, plaisantes à jouer quelque soit la plate-forme.
Du côté des jeux de combat, DBZ BT3, sur Wii et PS2, a fait sensation, principalement sur la console de Nintendo, la Wiimote ayant pris le pas sur la Dualshock 2. L'envie de online et d'incarner au plus près ses héros préférés attire-t-elle les faveurs des joueurs ?
Le football était également à l'honneur, avec les traditionnels PES et FIFA. Le premier arborait sa version PS3 en première ligne, alors que le second proposait de jouer aux différentes versions de salon (PS3, 360 et Wii).
En conclusion, peu importait pour quel constructeur nous avions un faible, l'essentiel était de se faire plaisir avec tous ce qui était proposé. Nous étions là pour jouer, et partager de très bons moments tous ensembles, avec des animateurs du MGS motivés sur la scène principale, qui auront offert des tonnes de cadeaux.
~ Derniers mots de Sora54
Quant à moi, je quitte dès maintenant l'équipe de LiveWii. Après un an et demi de bons (?) et loyaux (????) services, quelques 470 news, et une demi-douzaine d'articles, je dis au revoir à MaitreSoda (qui a tant rêvé de ce moment), Yaka (qui vient également de partir du staff), AnGeL (qui newsera toujours autant), Sky (l'ASNL premier de Ligue 1, mon grand), Evathcebor (je soutiendrai Opoona à sa sortie !), MF Prod et les petits derniers ayant rejoint le staff. Quant aux visiteurs, merci de m'avoir lu pendant tout ce temps passé sur le site et je vous dit à très bientôt...