Dans la fin des années 70 et jusqu'à l'épisode Nes, un jeu faisait un tabac tellement il était novateur. Inutile donc de préciser qu'Atari et Namco avaient tiré le gros lot. Toru Iwatani, qui travaillait pour Namco, a aussi touché le jackpot avec son adorable petit personnage affamé : le mythique Pac-Man. Mais qu'est-ce que ce jeu avait donc de si original ? Réponse ci-dessous !
Il fallait trouver un principe simple : Iwatani avait créé un héros qui avait faim. Il lui fallait donc de quoi se restaurer. Hop ! On y ajouta des Pac-Gommes. Oui mais, s'il ne faisait que manger ces dernières, ce n'était pas drôle. Et s'il était poursuivi ? Quatre fantômes furent ajoutés, poursuivant notre héros jusqu'à ce qu'il ait tout mangé. Et de fil en aiguille, le développeur arriva à un concept convaincant pour l'époque et qui a réussi à séduire des millions de joueurs.
En français : Pac-Man = Obélix
Le principe de base est donc très clair : Pac-Man doit manger toutes les Pac-Gommes du niveau pour accéder au suivant. Les levels ne sont ni plus ni moins qu'un assemblage de couloirs (circulation admise dans les deux sens) dans lesquels se déplacent Pac-Man et ses assaillants. Malheureusement, il n'y a qu'une seule table dans la version originale. Ce qui évolue d'un level à l'autre est donc l'apparition de fruits bonus et la vitesse des fantômes. Le même tableau est donc rejoué indéfiniment mais le monde a toutefois découvert, lors d'une compétition officielle, qu'il ne pouvait se répéter que 255 fois. En effet, la 256ème table ne pouvait pas être terminée car elle était incomplète.
Au prochain carrefour, tournez à... à... trop tard !
Au centre de chaque niveau se trouvent les quatre célèbres fantômes qui poursuivent notre bouboule jaune dans un but encore inconnu. C'est également cette poursuite qui a rendu Pac-Man très célèbre, au même titre que Pong d'ailleurs. En effet, l'ordinateur de Pong devait calculer la position de sa raquette en fonction de la position de la balle. Ici, l'ordinateur doit constamment calculer l'itinéraire le plus court (ou le plus long) pour rattraper le glouton jaune. C'est donc un réel défi car avec ces fantômes équipés de GPS, on ne peut pas se permettre de tourner au mauvais carrefour. Une certaine logique est requise, autrement seule la chance peut vous aider.
Il est tout de même possible de renverser la tendance. Quatre Pac-Gommes spéciales permettent de rendre les fantômes vulnérables pour un laps de temps limité. Ils changent alors de couleur et de comportement, cherchant en quelque sorte à fuir Pac-Man. Vous aurez alors la possibilité de les renvoyer temporairement dans leur prison centrale ou de profiter de ce répit pour ramasser d'autres Pac-Gommes ou des fruits. Le plus amusant reste encore de ressentir cette épée de Damoclès qui va et vient au-dessus de votre tête quand vous jouez à Chat avec 2 pixels d'avance sur vos poursuivants !
Pac-Man Begins
Namco nous présente donc un chef-d'oeuvre, tant au niveau programme que graphique ou sonore. Observez... de magnifiques lignes couleur bleu azur de Provence avec seulement deux pixels d'épaisseur sur un fond noir parfaitement uniforme, style nuit d'encre en hiver. Remarquez également l'enchaînement parfait de sprites qui offrent à Pac-Man l'allure du plus grand mangeur de saucisses de Strasbourg à la minute. Ses poursuivants ne sont en reste, bien que continuellement stoïques, ils arborent parfois un visage tellement effrayé que l'on peut presque voir les gouttes de sueur couler sur leur drap. Le tout est magnifiquement orchestré par la célèbre symphonie de Ludvig van Bipthoven, un pur régal lorsque Pac-Man avale 50 Pac-Gommes à la suite ou course les fantômes inquiets. Bref, le bouton Mute de votre télécommande va enfin servir à quelque chose.
Pac-Man a donc marqué les esprits, Namco ayant su séduire les joueurs avec un concept très simple mais efficace. On regrettera néanmoins le manque de tables pour ce portage et surtout les bips incessants lorsque Pac-Man se déplace. Les inconditionnels seront en tout cas ravis de goûter au jeu original pour 500 Nintendo Points.