On ne cessera de répéter que les développeurs avaient une imagination débordante à l'époque. En effet, les studios Escape (devenus Westone) avaient imaginé un homme des cavernes pas comme les autres : une démarche à la Luigi et de plus, il était féru de skate board et blond. Curieux mélange certes, mais la licence a néanmoins eu du succès. Premier épisode : Wonder Boy sur Master System.
Jurassic Park : épisode 0
Le héros se prénomme Tom-Tom (rien à voir avec la BD), homme des cavernes de son État, il vit seul dans la jungle préhistorique avec sa charmante compagne Tanya. Vous le voyez venir gros comme un tyrannosaure, la malheureuse se fera vite kidnapper par un monstre inconnu et le wonder boy tout de vert vêtu va vite lui porter secours. Scénario classique.
Pour sauver sa belle aux cheveux couleur herbe, Tom-Tom doit parcourir pas moins de neuf niveaux, tous aussi différents les uns des autres : explorer une jungle en folie, traverser un lac, escalader les montagnes, visiter les cavernes glacées et même voyager dans les nuages, cela laisse rêveur. Chaque niveau est découpé en rounds (rien à voir avec la boxe), ce sont en réalité des check-points qui sont symbolisés par des panneaux numérotés. Si vous perdez une vie, vous reprendrez au dernier panneau dépassé, tout simplement. Pendant qu'on y est, si vous choisissez Continue à l'écran Game Over, vous devrez recommencer le niveau du début.
Un grand blond avec un skate-board
Le "féru de skate-board" de l'introduction vous a peut-être interpelé, cela fait partie du gameplay unique de Wonder Boy. Notre Tom-Tom commence à pied, comme tout homme des cavernes de seconde classe qui se respecte. Il peut courir plus ou moins vite avec le bouton 2 et ainsi sauter plus loin, un peu comme dans Super Mario Bros., attention toutefois de ne pas vous laisser emporter par votre élan. De plus, l'homme des cavernes commence aussi sans arme. On s'attendait à un marteau en pierre, or il se trouve que celui-ci se trouve dans un œuf qu'il convient de piétiner pour libérer le précieux item. Toujours grâce au bouton 2 de la Wiimote, Tom-Tom sera alors capable de lancer jusqu'à deux marteaux pour défaire ses ennemis préhistoriques. Et c'est là qu'intervient le skateboard ! Vous ne pourrez l'obtenir qu'en étant en possession d'un marteau, l'homme des cavernes se retrouvera alors sur une planche à roulette ultra-moderne. Évidemment, avec un surplus de vitesse, une erreur de navigation est vite commise, mais c'est assez amusant finalement.
Le bestiaire date lui aussi du paléolithique, on dénombre en effet toutes sortes d'espèces herbivores et carnivores. A moins d'être à skateboard, Tom-Tom n'a pas droit à l'erreur, donc soyez vigilant ! D'autant plus que le personnage occupe plus de place à l'écran que d'habitude, le champs de vision est donc assez réduit. Et comme une difficulté en cache une autre, voici un paramètre de plus à prendre en compte : votre endurance. Tom-Tom, comme tout bon être vivant, doit se nourrir pour continuer à avancer. Une petite jauge symbolise son état de santé, si elle arrive dans le rouge, ce sera une vie de perdue. Pour éviter cela, il vous suffit de récolter des fruits qui abondent dans le niveau. Les fruits disparaissent après un certain temps, il est donc déconseillé de traîner et il vaut mieux privilégier la fuite à l'affrontement. Alors évidemment, vous en trouverez de moins en moins au fil du temps, mais il faut bien corser le jeu d'une manière ou d'une autre.
Un jeu développé à la loupe.
En terme graphique, Wonder Boy se classe plutôt bien avec des sprites sympathiques et des décors colorés. La bande-son est elle aussi de bonne qualité, mais peut en lasser certains. On remarquera l'absence d'options, le jeu commence directement depuis l'écran titre. Enfin les développeurs ont caché certains niveaux, ils ne sont accessibles que si vous dénichez des poupées à l'effigie de Tanya, un challenge de plus pour les passionnés.
Wonder Boy est un bon jeu de plateformes, ni trop difficile, ni trop simple. Il est facile à prendre en main et se ballader en skate est amusant. Musicalement acceptable et graphiquement agréable, on regrettera toutefois que les sprites soient si grands, ce qui laisse d'autant moins de temps pour réagir. Wonder Boy est vendu 500 Nintendo Points sur la Chaîne Boutique.