Véhiculant un statut de service encore bancal et lourd, surtout pour une question de stockage connexe, le
WiiWare a encore du mal à percer pleinement les coeurs.
Hudson Soft semble cependant avoir saisi la demande d'un public ouvert à l'achat généralement compulsif. Après avoir amené un
Bomberman, c'est une fois encore un jeu voué à se remémorer les bourses passées la tête dans les nuages et dans les salles d'arcade qui se présente. Reste à voir si
Onslaught réussit à nous faire sentir cette cure de jouvence.
Starship Troopers ?Osons le dire, le concept d'
Onslaught est aussi simpliste que le scénario d'un film de série B. On bouge, on tire et on tente de faire le plus gros score possible. Rien de plus, rien de moins. Et pour cause, la cadre de vos pérégrinations se prête assez bien à la joute. Parachuté sur une planète suite à la perte de contact avec une équipe de recherche, vous tombez nez-à-nez avec une faune locale peu avenante. Celle-ci tend plus vers de la bestiole Verhoevienne, à savoir peu pacifiste, dotée d'un goût prononcé pour la chair humaine et préférant un exode groupé pour assouvir ses pulsions.
Heureusement pour votre survie, et pour celle du jeu, vous serez armé, et plutôt bien, dès le départ de l'aventure : un fusil à pompes, une mitraillette, un lance-roquettes, des grenades et un fouet magnétique agréablement bien pensé. Autant dire que le combo Wiimote/Nunchuk assure une fois de plus de ce côté de là et démontre tout le potentiel qu'il véhicule pour un F.P.S. . Certes, après avoir parcouru
Onslaught, on gomme l'aspect tactique d'un jeu de tir à la première personne pour ne garder que l'essentiel. L'important c'est de bourriner, et le plus efficacement possible avec en ligne de mire le titre de plus fine gâchette de la galaxie.
Esseulé lors de la première de vos missions – l'expédition en compte vingt-trois - , vous serez rejoint dès la fin de ce didacticiel par deux autres âmes perdues en pleine zone désertique. Cette nouvelle escouade formée, vous aurez désormais la possibilité de définir des formations, trois au total. Chacune d'entre elles déterminera la zone surveillée par vos arrières, puisque pour une question d'éthique, le savant que vous êtes aura la tâche d'être leader. Ainsi, soit vos nouveaux meilleurs amis scruteront avec l'horizon et balanceront la sauce droit devant, soit ils assureront le flanc et pour finir ils feront de très bons gardes de corps pour votre petit postérieur de soldat novice. Ne comptez pas donner plus d'ordres que cela, il n'y en a pas la possibilité. Mais de toute manière, cela n'aura pas d'incidence sur le plaisir de jouer.
La Wiimote, queen of the promsCar malgré une réalisation globale peu flatteuse, on se fend bien la poire à dégommer de l'insecte. Même si le bestiaire est assez limité et si on peut trouver une certaine linéarité dans les missions, la réactivité du gameplay et le scoring (principe de réaliser le meilleur score, donc) assurent le spectacle et confère au titre une certaine rejouabilité non-négligeable pour un
WiiWare. Et capacité de stockage oblige pour le service,
Onslaught ne s'encombre pas de futiles fioritures et permet de rester généralement dans le vif du sujet.
Metroid Prime 3 : Corruption fut le révélateur attendu pour la jouabilité à la técommande
Wii,
Onslaught reprend largement ce principe et s'agrémente d'idées judicieuses. On pense notamment au fouet magnétique qu'il faudra “lancer” à l'aide du Nunchuk. Ou encore à nettoyer le sang visqueux et acide des ennemis que l'on aura reçu en pleine figure en imitant le geste au Nunchuk. Vu comme cela, ça n'a l'air de rien mais l'ajout est notable. Quant à la sensibilité du viseur à la Wiimote, cette option étant paramétrable, vous trouvez forcément celle qui vous comblera et vous apportera la sensation voulue. Seul bémol, la relative lourdeur des déplacements où une possibilité de course continue aurait été appréciée. Le
strafe, ou mouvement latéral, demeure la seule satisfaction de ce côté-là. Une double pression du stick dans la direction souhaitée et c'est parti pour un slide.
Comme dit précédemment, le titre d'
Hudson Soft pêche par un rendu technique assez pauvre. Outre des textures aussi baveuses que vos assaillants, un aliasing présent de la première goutte de sang verdâtre jusqu'à la dernière confirmera votre sensation de vous trouver devant une borne d'arcade datant d'il y a une décennie. Alors certes, on rabâchera une fois de plus que les limitations dûes au service font que, certaines autres productions démontrent qu'un effort peut malgré tout être fait de ce côté-là. L'ambiance sonore est tout aussi “
cheap” et rappelle sans moindre mal les morceaux MIDI que l'on pouvait entendre sur des titres Amiga ou autres.
L'union fait la farceVolontairement, nous n'avons pas relaté la présence d'un mode de jeu en ligne. Contrairement à ce que l'on pourrait espérer, pas de
Deathmatch ou de
Capture the Flag ici, mais tout “simplement” un mode coopératif assez divertissant pour peu que vous ayez des amis à disposition. Le ressenti est bien souvent juste et confère un atout non négligeable au jeu. La cerise sur le gâteau aurait été la prise en charge du
Wii Speak afin de donner une dimension encore plus réaliste au coopératif.