Test


Thumb

Varrigan City. Une place du marché, totalement dévastée. Gueule et caractère potache à la Hellboy, une forte tendance à la schizophrénie façon Ash, Jack Cayman enchaine les coups, perfore la gueule avec un piquet et finit par empaler contre un mur de piques le pauvre fou qui s'était dressé devant lui. Aucun doute, on est en compagnie de la nouvelle coqueluche du DeathWatch et c'est bien sur votre Wii que tourne MadWorld. Un monde monochromatique qui vous en fera voir de toutes les couleurs. Et il assume totalement cela. Nous aussi.                               

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United Colors of Platinum Games

Même lorsqu'un titre est autant mis en exergue par la profession, que ce soit par la presse ou tout naturellement son éditeur, on peut malgré tout rester méfiant, chat échaudé ne craignant pas l'eau froide. Mais balayons d'entrée le suspens, MadWorld délivre un plaisir jouissif. A un tel degré que le mordu non-profane derrière son écran cèderait presque à l'onanisme, option presque inéluctable pour une saveur latente. Par contre, soyons clairs, l'oeuvre ne doit pas être considérée comme un caprice de rococos ados, une volonté de sublimer la violence ou quoi que ce soit. On ressent de l'hédonisme voulu par les anciens de Clover, ce parfum qui s'hume sur leur curriculum vitæ. MadWorld, c'est un beat them all de la trempe des grands, vous savez ces jeux Arcade d'autrefois pour lesquels on s'évertuait à mettre pièce de cinq francs sur pièce de cinq francs. La décadence du jeu sert justement un propos beaucoup plus sérieux qu'il n'y parait. Mais justement, là réside l'une des surprises du jeu qu'il serait encore plus vicieux qu'une éviscération de vous révéler.

La Wii, refuge des anti-héros ? C'est ce que l'on pourrait penser après avoir croisé un Travis Touchdown affairé à sauver sa vie aux toilettes ou un Jack Cayman qui boit la découpe jusqu'à la lie. Et bon sang ne saurait mentir, ils transpirent le charisme. Affublé d'une tronçonneuse rétractable à son bras droit, le dernier rejeton d'Inaba se trouve presque malgré lui participant au DeathWatch, une émission de télé réalité gangrenée par la cupidité et le chaos infernal déversé par les « Killseekers », une bande de terroristes dégénérés. L'argent dirigeant le monde, Jack se doit d'être une recrue de choix pour son sponsor. Et pour cela, il doit gravir l'échelon dégradant des gladiateurs les mieux classés de DeathWatch. Une seule alternative : tuer son prochain. Voilà le premier commandement de MadWorld, le second étant : « Ta tronçonneuse, tu bichonneras ».

Après un court mais bon didacticiel, Jefferson Island vous ouvre ses ruelles. Le temps de se familiariser avec les différentes combinaisons furtivement assimilées plus tôt, on se découvre une soif de sang que les dents longues ne sauraient renier. Mais attention, là ne réside aucunement un appel à la violence gratuite, c'est tout simplement par une pure volonté d'altruisme qui consiste à gonfler son score. Car MadWorld, c'est un peu tout ça en même temps : on tabasse et on tente des combos insolites dans l'optique d'acquérir divers bonus, modes de jeu et boss déblocables uniquement après avoir atteint un score précis. Et c'est grâce à un level design surprenant et incisif que l'on se prête de bonne grâce à cette sinécure, que d'aucun qualifieraient de rébarbative sur le long terme là où d'autres pointeraient justement le constant changement environnemental dans lequel on évolue.

Justement, au-delà des poings et de la tronçonneuse, d'autres alternatives s'offriront à Jack pour occire une populace en mal d'amour et de reconnaissance. C'est vers l'environnement qu'il faudra se pencher, toutes les artères de la ville ayant été remodelées pour et par le DeathWatch. Ainsi, que ce soit des roues de voiture, des barils, de panneaux de signalisation, des murs de piques ou encore d'épineux conifères, c'est toute une gamme d'instruments de caresse (ou de torture, selon affinités) qui parsèmeront vos allées et venues. Et encore, la liste ici est volontairement peu pléthorique afin de ne pas trop en dévoiler. Sachez que si le système de base reste somme toute identique, il y aura toujours une possibilité inédite qui se présentera à vous à chaque niveau. Quant aux bonus, cela ira de la nouvelle arme massivement destructrice à un crédit vie supplémentaire (représenté par un ballon rouge avec la tête de Jack floquée dessus), en passant par des mini-boss retors ou encore des zones bonus permettant de gonfler substantiellement votre compteur grâce à des homicides groupés. Mais surtout, un gros score, c'est l'occasion pour se projeter dans le « Bloodbath Challenge », un lieu donné dans un niveau permettant de relever un défi. Et celui-ci sera mené tambour battant par le Baron Noir et son acolyte féminin aux charmes dévastateurs, surtout pour l'instigateur. Véritable bouffée d'oxygène au milieu de chaque zone, le défi permet de s'envoyer méchamment en l'air grâce, une fois de plus, à la déjante en toile de fond. Que ce soit avec les fléchettes humaines ou la turbine (et bien d'autres), on se fend la poire (et celle des opposants) avant, pendant et après. Notez que ce terrain sera également celui de vos affrontements en multi local, mais nous y reviendrons.                                                                                                                           

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Une réalisation aux petits oignons

Bien que pouvant être perçu comme un clin d'oeil au bulbe régénérant inclus dans le jeu, l'en-tête s'avère surtout être un subterfuge non dissimulé pour inciser artistiquement la production de PlatinumGames. On disait la console de Nintendo totalement dépassée par les événements, le menu proposé est un joli pied de nez de plus à toutes les interrogations qui pouvaient subsister. L'aspect monochromé, ponctué de sautes de couleurs, rouge évidemment pour le sang et jaune pour les onomatopées omniprésentes accentuant encore plus l'impression d'être le bédéiste de Jefferson Island, donne un cachet indiscutable au jeu et démontre que la Wii peut nous surprendre encore (et heureusement d'ailleurs) deux ans après sa sortie. Rares sont les jeux à proposer un tel parti pris assumé. Doit-on y voir un renouveau ? Espérons-le. Mais revenons à nos moutons écervelés...

Autre point positif pour Jack : il répond "à la tronçonneuse" et à l'oeil à nos sollicitations gesticulaires. Un coup de Wiimote pour un uppercut, un autre avec le bouton B maintenu pour une décapitation mécanique, une secousse de Nunchuk pour une roulade arrière, on ne peut qu'être satisfait de la bonne prise en charge des périphériques. D'autant plus que les QTE - Quick Time Events - font souvent la part belle aux accéléromètres, que ce soit pour les "meurtres" (sorte de 'finish him' faisant gagner plus de points), les séquences en moto (qui s'avèrent assez sympathiques) ou encore bien évidemment pour les boss de fin de niveau. Même si la manière de procéder peut paraitre redondante, à savoir on trouve le point faible, petite séquence de QTE et on s'acharne jusqu'à ce que mort s'en suive, force est d'avouer qu'elles sont enthousiasmantes et transportent le joueur au coeur du combat.

Avoir un support visuel qui dépote, c'est bien. Avoir en sus la bande-son qui suit c'est encore mieux. Et là vos oreilles vont savourer avec délectation la sélection musicale en parfaite adéquation avec l'oeuvre. A forte tendance acid/hip-hop, elle s'accorde indéniablement avec chaque thématique. Quant aux bruitages, là aussi c'est du tout bon. Les os se cassent, les cris de Jack et ses compères déchirent l'écran, tout concourt une nouvelle fois à nous immiscer dans l'ambiance fantasmagorique. Et que dire du haut-parleur de votre télécommande Wii rugissant de façon concordante avec votre plaisir. Le gros bémol vient des voix françaises des commentateurs honteusement localisées dans le ton et qui exaspèrent rapidement. Surtout que ces mêmes exagètes se révèlent peu avares de vannes douteuses, lourdes, répétitives, sorties du plus mauvais épisode de South Park. Le contraste est encore plus étonnant quand on constate l'efficacité du Baron Noir simplement sous-titré, dont le registre bien qu'aussi léger que le cerveau d'un Steevy ne dénote pas autant que les deux compères. La bonne nouvelle vient du fait que les options proposent par chance de leur couper la chique. Soulagement général.

Si d'un point de vue touche artistique on ne peut reprocher grand-chose aux anciens de Clover, comme à l'époque pour Okami, il n'en est pas de même par la gestion plus qu'hasardeuse de la caméra et du système de "lock" de l'ennemi qui l'accompagne. Ce qui ne sera pas un big problème au commencement du jeu le deviendra progressivement, la difficulté relative du titre s'élevant au fur et à mesure de votre montée dans le classement. Les adversaires seront plus retors, nombreux et la seule possibilité offerte étant d'appuyer sur C pour rétablir la caméra en face, on se retrouve parfois à frapper n'importe où, n'importe comment. Certes, il y aura toujours une effusion du sang en guise de GPS du pauvre, on aurait aimé, pourquoi pas, voir la Wiimote guider la vue à l'aide de sa visée. C'est un défaut perfectible au début donc, mais qui risque d'être rédhibitoire sur la fin du titre. Quelques lags occasionnels pourraient également être observés lors d'un changement de zone dans un même niveau ou encore lors de la course en moto pour peu que l'asphalte soit encombrée. C'est pas über-dérangeant, car très occasionnel, mais bel et bien présent malgré tout.

Comme évoqué précédemment, le challenge apparaitra comme peu relevé lors de la première heure de jeu. Eviscération, arrachage de coeur et autres petits plaisirs de la mort, on réalise et enchaine de manière exponentielle les meurtres et ce plutôt facilement. Ce sera une autre paire de manches une fois la grosse moitié du jeu écoulée, la course aux points et à la vie se juxtaposant.
Sur la même lancée des zones d'ombre du jeu, le multijoueur en frustrera peut-être plus d'un. Pas votre serviteur puisque estimant sa présence dispensable, mais l'alternative proposée consistant simplement à refaire les "Bloodbath Challenges" débloqués en solo se trouve être un maigre pour marquer les esprits. Dans le même ordre d'esprit, si vous comptiez sur un mode coopératif, ne le cherchez pas, vous ne le trouverez pas. Peut-être fut-il non inclus par peur d'un fouillis visuel.

This is a man's world...

La base-même du jeu étant le scoring pur et dur, il est étonnant vu le concept du DeathWatch que les développeurs n'aient pas songé à inclure un ranking en ligne afin de comparer les scores d'un pays à l'autre. Cela aurait eu le double effet 'Kiss Cool' d'augmenter une replay value exigüe et la création d'un pôle communautaire de gladiateurs. Dommage.

Mais une fois de plus, ne boudons pas notre plaisir. Les références dans MadWorld sont telles de petites louchettes de caviar qu'on savoure sans retenue tant elles flirtent avec l'éducation geekienne de premier ordre, prenons pour preuve les carapaces de tortue à balancer à China Town. Gamberger dans l'imaginaire de PlatinumGames permet de se rendre compte d'une chose : il y a peut-être un Jack en chacun de nous.


Verdict
Gameplay
16/20
Idéalement pensée pour les contrôleurs de la Wii, l'expérience se veut franche et immersive. Que ce soit pour les coups de base ou les QTE, rien n'est superflu. On a presque parfois l'impression d'être limité par le côté filaire des périphériques. Il n'en demeure que les problèmes de caméra alourdissent l'accessibilité une fois la difficulté croissante.
16
Graphismes
18/20
Malgré une étonnante résolution (du 576i) et l'absence de 60 Hz, MadWorld est la plus belle réponse à ceux qui ne jurent que par la haute définition et qui se voient obligés de reconnaitre qu'on peut proposer un rendu léché pour peu qu'on ait du talent. Et de l'envie.
18
Bande-Son
17/20
Hormis les commentateurs qu'on aurait envie d'expédier sous la lame de Jack, elle se révèle en totale symbiose stylistique avec l'action. Et les haut-parleurs de la Wiimote ont rarement été aussi bien exploités. Bruit du moteur, cris, vous tiendrez l'objet de toutes les convoitises en votre main.
17
Durée de vie
11/20
Truster la première place du classement vous prendra entre six et huit heures. Mais, ne jouez pas la montre et savourez. Le mode Hard, débloqué une fois l'aventure finie, sera source de tentation pour les mordus du scoring. L'absence de ranking online est au final préjudiciable à la possible replay value du titre.
11
CONCLUSION
17/20
MadWorld, c'est comme un roman visuel de Frank Miller perfusé à la testostérone de Tarantino. Et forcément, on aime ou on déteste. Et nous, on a totalement accroché au délire post-apocalyptique mis à disposition. Surtout que l'on ne s'attendait pas du tout à ce que cette aliénation propose une arrière-pensée morale. Se priver de MadWorld serait (presque) une atteinte à votre intégrité de gamer.
17

Avatar fabriceq12 Abuse
level. 45
Le lundi 23 mars 2009 - 18h06
New Mario Bros Wii Red Steel 2 Tatsunoko vs Capcom Muramasa Endless Ocean 2
Super test ! Merci ! :) J'hésitais et je pense me le prendre bientôt ...
Avatar hauru Abuse
level. 23
Le lundi 23 mars 2009 - 18h21
Participation (niv 4) Game Convention 2008 Crésus Ancêtre Je suis le premier ! (niv 4)
le jeu est effectivement court. Mais le plaisir reste encore gravé dans la mémoire. Ce jeu c'est le hit de la wii. De la pur éclate ^^
Avatar Insomnia Abuse
level. 22
Le lundi 23 mars 2009 - 18h56
Vétéran Participation (niv 4) Game Convention 2008 Firefox Crésus
Jolie test mais je ne le prendrai pas :(
Trop gore pour mon fils :(
Avatar Bliss02 Abuse
level. 14
Le lundi 23 mars 2009 - 19h20
Nintendo Wii Opéra Vétéran Participation (niv 4) Crésus
Trés bon test :cool:
Avatar KbK Abuse
KbK
level. 13
Le lundi 23 mars 2009 - 19h33
Nintendo Wii New Mario Bros Wii Metal Gear Solid Muramasa Playstation 3
jolie test :cool:

le "probleme de camera" je crois que je m'y suis fait :)

bref , c'est déjà un de mes favoris sur wii :D

"on se fend la poire (et celle des opposants)" : c'est inspiré de sin city ça? :p (marv dit un truc du style lors de "ses interrogatoires" )

faute de frappe: "unE soif de sang" paragraphe4
Avatar oldkid Abuse
level. 16
Le lundi 23 mars 2009 - 19h48
Tatsunoko vs Capcom Endless Ocean 2 Silent Hill Shattered Memories Red Steel 2 Muramasa
Super test qu'on avait déjà pu découvrir en teasing sur le forum.
Que dire de ce jeu? Que l'art et l'esthétique seront toujours supérieurs à la bête copie de la réalité qui est malheureusement la raison d'être de la PS3 et de la 360.

"Ils se moquaient de nos manettes, voilà qu'ils jalousent ce qu'on se prend dans les mirettes!"

Oldkid de Varrigan.
Avatar DaftWiiman Abuse
level. 6
Le lundi 23 mars 2009 - 19h53
Ancêtre Participation (niv 1) Night Watch Internet Explorer Firefox
Je suis d'accord avec tout !

Super test Angel, vraiment chapeau ;)

Tu vois qu'on peut s'entendre :p
Avatar deadhunters Abuse
level. 2
Le lundi 23 mars 2009 - 21h19
Vétéran Firefox Opéra Windows Nintendo Wii
Angel is the best ^^
ce jeu je l'achèterai surement il me tente beaucoup :emu: :emu:
Avatar Manga Abuse
level. 4
Le lundi 23 mars 2009 - 23h37
Ancêtre Night Watch Firefox Google Chrome Windows
Ecriture du test exquise !! Quant au jeu, je ne l'ai pas encore essayé mais ça ne saurait tarder...
Avatar malam Abuse
level. 25
Le mardi 24 mars 2009 - 00h11
Ancêtre Participation (niv 4) Noteur de jeux (niv 3) Je suis le premier ! (niv 2) Nintendo Wii
Super tes :D ;)
ce jeu est tout simplement splendide dès qu'on si met il est difficile de le lâcher :p
Avatar Batman Abuse
level. 8
Le mardi 24 mars 2009 - 09h16
Ancêtre Participation (niv 3) Internet Explorer Firefox Opéra
Dommage qu'il soit si cher, parce que visuellement ça me tente, et la jouabilité à l'air d'assurer.
Avatar Mookie Abuse
level. 31
Le mardi 24 mars 2009 - 13h27
Little Big Planet (Challenge) Playstation 3 Ancêtre Nintendo Wii E3 2010
Un test remplis de vers poetiques pour un jeu sanglant et immoral :geek:
Toujours tenté par le jeu et ce test ne fait qu'augmenter ce désir.
Maheureusement, j'attendrais un peu a cause des finances...
Erf! Je n'aurais pas du lire ce test, car maintenant je NEED encore plus :geek:
Avatar raziel Abuse
level. 14
Le mardi 24 mars 2009 - 17h29
Batman Arkham Asylum Batman Arkham Asylum God of war Uncharted 2 Darksiders
Le côté ultrarépétitif et sans enjeux me rebute, donc je passe ce genre de jeux.

- Edit à 17h34 : J'irais même dire que c'est un petit navet, enfin ça ne regarde que moi. :)
Avatar cronos339 Abuse
level. 35
Le mardi 24 mars 2009 - 17h46
Ancêtre Noteur de jeux (niv 4) Je suis le premier ! (niv 2) Participation (niv 4) Crésus
Il me le faut !
Avatar AnGeL Abuse
level. 38
Le mardi 24 mars 2009 - 18h00
E3 2009 E3 2010
raziel : dire d'un jeu que c'est un navet sous prétexte que le genre beat them all ne te sied, c'est un peu réducteur comme avis. Je dirais même totalement surréaliste.

Quant aux autres commentaires, merci pour vos messages.
Quant à ceux qui ne l'ont pas encore, n'hésitez pas à débattre par la suite ou à poster vos interrogations s'il en subsiste.
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Jeu


Cover FR
Plateforme : Wii
Editeur : Sega
Developpeur : PlatinumGames
Statut : Disponibilité : France , Japon , Etats-unis
Sortie FR : Le 19 Mars 2009
Joueurs : 1 - 2
Genre : Beat them all

Site officiel
Premier jeu du partenariat entre PlatinumGames et Sega. Ultraviolent, il nous met dans la peau de Jack participant à un jeu macabre.

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