Test
Indiana Jones et le Sceptre des Rois
Rescapé d'un temple maudit, menacé, une boule de pierre géante sur ses pas, un « crag » de cristal sous le bras et une arche d'alliance étouffée dans le fond d'un balluchon qui pèse sur ses épaules, les pupilles encore toutes excitées d'avoir goûté au jus d'immortalité d'un Saint-Graal, l'aventurier débouche sur une armée d'indigènes à la solde d'un nazi complètement barré. Et il n'a même pas peur. La force de l'habitude, sans doute.
Indiana Jones et le Sceptre des Rois Solitaires
Voilà trop longtemps que l'on avait pas retrouvé Indy en chair et en os sur nos consoles. Désormais à la recherche du bâton des rois, la même brindille qui avait suffit à ouvrir les mers en deux pour fuir un pharaon, l'aventurier le plus apprécié de ces dames se frotte une fois encore aux nazis qui, à leur manière toute particulière, font sa gloire ; une pure perte de temps lorsque l'on sait que la baguette en question ne sert à rien lorsqu'elle n'est pas transmutée dans le cube horadrim. Duriel peut dormir sur ses deux oreilles.
Disposant d'un mode solitaire complet, proposant un voyage mouvementé à travers les quatre coins d'un globe virtuel qui nous étonnera toujours par les secrets imaginaires qu'ils renferme, Indiana Jones et le Sceptre des Rois sait faire valoir ses arguments avec intelligence. A commencer par un graphisme vraiment agréable pour le support, qui flatte l'oeil il et caresse le client dans le sens du poil, surtout lorsqu'il est mis en comparaison de la légendaire laideur des titres parus sur la même console. Des qualités visuelles franchement contrebalancées par des animations souvent aléatoires. Si quelques errements de faciès saupoudrés de gesticulations étrangement rigides sauront se faire oublier, il sera bien difficile de ne pas regretter amèrement la rapidité à laquelle les chutes, les éboulements et autres événements spectaculaires sont expédiés. La désagréable impression que toutes les cascades qui pullulent en arrière-plan sont pressées par une télécommande peu scrupuleuse qui abuserait de la touche d'avance rapide confère à l'oeuvre un côté cartoon fort malvenu. Tellement dommage.
Mais on pourrait croire que les dernières aventures du docteur Jones ne connaissent pas de failles côté gameplay. Il faut dire que si les phases de gunfight sont dirigistes, perdues quelque part entre un Disaster : Day of Crisis et un Gears of War (où Marcus Fenix se dirigerait tout seul de planque en planque), elles sont agréables et aident à enrichir le gameplay, entre deux conduites de véhicules plus ou moins inspirées. Une richesse appuyée par des phases de plateformes et des énigmes qui piochent dans le moyen d'un Tomb Raider ou d'un Prince of Persia 128 bits, et osent même parfois le bon. Reste alors le gros du gameplay, les combats à mains nues et au fouet. Complets et fichtrement fidèles à l'esprit de la saga, ils pleurent d'être amputés par des adversaires (trop) mollassons et des contrôles ingénieux mais pas toujours intuitifs. Et si enchaîner les directs du droit et les uppercuts, attraper un tabouret, le fracasser sur le dos d'un adversaire avant d'user de son fouet pour faire s'écrouler une armoire sur deux fuyards donne vraiment l'impression d'assister à une belle bataille typique des films éponymes, on pleurera la timidité des partitions, pourtant magnifiques et correctement mises en valeur pendant les cut-scenes, qui se font étrangement silencieuses aux moments où elles profiteraient le plus à l'ambiance du titre, notamment lors de certains affrontements. Qu'est-ce qu'une violente dispute entre un archéologue et quelques disciples d'Hitler dans un bar sans les musiques que l'on aime et fredonne tous (ou presque) ? Un cruel défaut qui ne peut être gommé par des réglages sinon par l'utilisation d'un casque ou d'écouteurs. Autre léger regret concernant la bande sonore : l'absence de la voix française officielle d'Harrison Ford. Notez tout de même que les doublages de l'équipe francophone (y compris ceux du nouveau doubleur d'Indiana Jones, dont la voix a déjà livré d'excellents travaux par le passé) se veulent soignés et convaincants.
La quête du sceptre des rois est ancrée dans la grande veine des aventures cinématographiques et littéraires d'Indiana Jones. Elle est l'occasion pour le joueur de découvrir des paysages variés, d'affronter des méchants vraiment très méchants et de surmonter des obstacles innombrables. L'aventure aurait été certainement plus intéressante à suivre si les liens scénaristiques entre les niveaux étaient plus évidents, si les phases de dialogues qui font avancer le schmilblick n'étaient pas découpées à la hache.
Indiana Jones et le Sceptre des Rois Alliés
En marge de la quête du bâton des rois, Indiana Jones et le Sceptre des Rois propose une deuxième aventure axée sur la coopération. Plus humble, plus courte et moins travaillée, elle demeure néanmoins l'occasion de réunir Jones père et fils (un duo qui ne manquera pas de pincer le coeur des fans de la prestation de Sean Connery) donc de réunir deux amis devant leur Nintendo Wii. Divisée en une poignée de niveaux aux gameplays radicalement différents les uns des autres, cette quête au scénario indépendant de l'aventure solitaire occupe et amuse quelque peu. Loin de justifier à lui seul l'achat du titre, cet ajout est tout à fait appréciable puisque divertissant.
Il faut savoir que deux autres modes multijoueurs sont à débloquer : le premier, jouable de 2 à 4 joueurs en écran splitté, propose aux adversaires humains (ne comptez pas sur d'éventuels bots) de s'affronter à l'aide de véhicules plus ou moins meurtriers. De nouvelles règles et arènes sont à débloquer elles-aussi. L'autre mode, jouable de 1 à 4 joueurs, consiste à abattre un maximum d'ennemis (à mains nues) avant de voir sa barre de vie vidée par ces adversaires qui ressuscitent éternellement par paires. Les joueurs se relaient les manettes dans l'espoir d'inscrire leur nom dans le tableau des scores. Pas vraiment passionnant, juste distrayant quelques instants.
Indiana Jones et le Sceptre du Roi du Contenu
En marge des modes de jeu multijoueurs inédits à débloquer, Indiana Jones et le Sceptre des Rois dispose d'un contenu très étoffé. Passées les deux aventures principales (la quête solitaire à la durée de vie honnête et la légère expédition coopérative), on retrouvera avec plaisir des galeries d'artworks et des habillements divers (qui se méritent) à revêtir en mode solitaire (dont celui d'Han Solo, le plus appréciable de tous sans aucun doute). Pour gagner ces récompenses, il faut collecter les artefacts dispersés dans les niveaux solos mais aussi réaliser des exploits divers et variés que certains compareront aux succès et aux trophées que l'on retrouve respectivement sur Xbox 360 et Playstation 3, sources évidentes de rejouabilité. Rajoutez à cela les différents modes de difficulté et vous obtenez un jeu complet qui occupera bien des heures ceux qui l'apprécieront. Cela dit, de tous les bonus qui gonflent savamment le contenu d'Indiana Jones et le Sceptre des Rois, le plus estimable de tous est sans conteste le plus aisément accessible (un exploit requis seulement), le réputé Indiana Jones and the Fate of Atlantis, point & click culte d'entre les cultes, disponible en version complète et remanié à la Wiimote pour l'occasion.
Indiana Jones and the Fate of Atlantis
Grand classique du point & click, jeu d'excellence et digne héritage de ce que certains appellent « l'age d'or de LucasArts » , Indiana Jones and the Fate of Atlantis, bravant les âges comme un grand vin, n'a rien perdu de sa superbe, ou presque. S'il faut admettre qu'il a vieilli graphiquement, que la finesse pâteuse de sa 2D n'est que trop ridée, son charme, éternel, demeure intact. Passionnante, captivante à chaque instant, la quête de l'Atlantide est parsemée d'énigmes de qualité, quelques bizarreries farfelues mises à part (récupérer un chewing-gum sur une chaise pour le coller à sa chaussure dans le but d'escalader une descente de charbon, par exemple). Un humour omniprésent et des tableaux enchanteurs constituent ici un voyage inoubliable. Un contenu bonus de marque qui éclipserait presque l'aventure du sceptre des rois (seul son statut de bonus vieillissant en empêche l'éclipse, à dire vrai).
Fort d'une durée de vie correcte pour le genre (et l'époque) mais aussi d'embranchements différents qui ne sont que les conséquences de choix importants qui impliquent le joueur dans l'aventure, Indiana Jones and the Fate of Atlantis (à ne pas confondre avec Indiana Jones and the Fate of Atantis : The Action Game, son équivalent en jeu d'action) demeure un incontournable depuis 1992. La grande et meilleure surprise de la galette d'Indiana Jones et le Sceptre des Rois, sinon son meilleur atout.
Indiana Jones et le Sceptre des Rois - Test Wii
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8 / 10
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7 / 10
Par EvathCebor • dimanche 5 juillet 2009 à 14h57
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Merci car ce jeu m'intéressait mais je ne sais pas trop finalement ... On verra dans quelques longs mois ... Très bon test ! merci !!!
il y a 2 années -
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bon, ba je pense le prendre pour mon neveu. Merci pour le test en tout cas
il y a 2 années -