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Castlevania : The Adventure ReBirth

Castlevania : The Adventure ReBirth

Peu de temps après la sortie du très apprécié Castlevania : Rondo of Blood sur la Console Virtuelle européenne (merci au Hanabi festival), Konami récidive cette fois  sur le Wiiware avec une deuxième dose de sang frais, sous la forme d'un « ReBirth » de Castlevania : The Adventure, premier épisode de la franchise sorti en 1989 sur la bonne vieille Game Boy. Ce genre de pratique est finalement devenu une habitude ces derniers temps chez Konami comme en témoigne Contra Rebirth (voir le test livewii.fr) et Gradius Rebirth, au grand bonheur des fans de ces franchises. Le prix du ticket d'entrée du château de Dracula est de 1.000 Nintendo points, allons voir s'il les vaut.

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Comme à la belle époque où la 2D régnait sur le monde

Même si le jeu arbore fièrement le statut de remake de Castlevania : The Adventure, autant dire tout de suite qu'il n'a quasiment rien à voir avec l'original en pratique, au fouet et à quelques ennemis près. Cependant, le contenu du titre nous confirme dès les premières secondes que l'on est bien en présence d'un Castlevania ultra classique de l'époque 8/16 bits, au grand bonheur des fans donc. De quoi donner envie de s'y pencher plus en profondeur...

Nous nous retrouvons une fois de plus dans la peau d'un chasseur de vampire (un certain Christopher Belmont), parti sauver l'humanité tout entière de la joute du tyran Dracula. Il devra parcourir cinq niveaux constitués d'un savant mélange entre la plate-forme et l'action avant de pouvoir défier le suceur de sang. Sa tâche ne sera pas des plus simples, son chemin étant tout naturellement rempli de ce que les enfers peuvent offrir, boss intermédiaires et de fin de niveaux compris.

Le fouet reste l'arme principale de notre héros et comme il est de coutume dans la série de Konami, il pourra s'upgrader deux fois en récupérant des sphères d'énergie. La première évolution permet de frapper plus fort et plus loin, la deuxième permet de lancer automatiquement une boule de feu à chaque coup de fouet mais attention, cette fonctionnalité n'est disponible que pendant un court laps de temps. Le héros peut toujours compter sur une et une seule arme secondaire à la fois pour diversifier ses compétences, ces dernières se retrouvant dans les niveaux en dégommant ces bonnes vieilles chandelles. Comme d'habitude, l'utilisation des armes est limitée par une jauge qu'il faudra remplir au fur et à mesure du niveau grâce aux fameux cœurs. L'arsenal ne comporte aucune surprise, les classiques de la série (hache, couteau, croix, etc) répondant présent.


Grand classique de la série, le jeu propose quelques secrets à débusquer à coups de fouet dans le décor, certaines zones pouvant se détruire et dévoiler vies, bonus ou de la nourriture. Pour rajouter un peu de variété, chaque niveau propose un chemin alternatif dont l'entrée se présente la plupart du temps sous la forme d'une porte fermée à clef, le sésame pour l'ouvrir étant caché dans une des chandelles des environs. Néanmoins, la clef étant stockée dans votre inventaire à la place de votre arme secondaire, il faudra l'emmener à bon port sans mourir ni récupérer une autre arme entre temps.
Loin d'être anecdotiques, ces passages secrets permettent de découvrir de nouveaux environnements, avec des ennemis spécifiques pour certains. Chaque niveau n'est cependant pas logé à la même enseigne, certains passages étant bien plus longs et compliqués que le chemin habituel alors que d'autres sont plus faciles (ou plus courts) et évitent même de croiser le boss de mi-parcours. Ces petits secrets permettent de proposer une deuxième lecture du soft tout en rallongeant quelque peu la durée de vie pour les amateurs du travail bien fait.

Le recyclage a du bon

Evolution oblige, le jeu a quitté le magnifique monde des quatre niveaux de gris de la Game Boy pour arborer un habillage 16 bits comparable aux Castlevania Super Nintendo / MegaDrive, avec en prime l'utilisation du fameux mode 7 dans certains cas et quelques effets de « lumière ». La réalisation globale est de bonne facture, elle est même ce que Konami a fait de meilleur avec ces différents Rebirth. Néanmoins, on peut nourrir quelques regrets sur l'animation de certains personnages qui restent encore un peu trop rigides, même pour le niveau d'un remake.
La bande-son et les bruitages jouent aussi sur la nostalgie avec des mélodies 16 bits pure souche et les fans reconnaitront certains thèmes aisément. Même si l'ensemble est de bonne facture pour un remake, on reste malheureusement très loin de la qualité de la bande-son de la référence Super Castlevania 4.

Le gameplay ne dépaysera pas non plus les vieux routards puisqu'il s'agit d'un copier-coller du premier opus : deux boutons combinés à la croix de direction permettent de faire toutes les actions. A ce tarif là, toutes les manettes de la Wii permettant une jouabilité old school sont utilisées, incluant le support des vibrations de la manette GameCube (la Wiimote est, elle, étrangement dépourvue de cette fonctionnalité). Petite précision tout de même, la version ReBirth n'ayant pas gardé les cordes suspendues de l'original pour changer d'étage, il vous faudra abuser de ces bons vieux escaliers pour arriver jusqu'à la chambre du comte.
Un deuxième mode de jouabilité est déblocable avec le temps, mais il ne propose que de limiter les capacités du héros lors des sauts, empêchant le joueur de rectifier sa trajectoire en cas d'erreur. C'est une intention certes sympathique mais qui, il faut bien le dire, ne satisfera que les fans très hardcore de la série.

Le jeu reste fidèle à la difficulté de la licence, mais Konami a fait quelques concessions pour plaire au plus grand nombre. Premièrement, chaque niveau dispose de plusieurs points de sauvegarde temporaires, ce qui permet de ne pas recommencer l'intégralité du niveau depuis le début tant qu'il reste des vies au compteur. Deuxièmement, les continus étant infinis, il est possible de s'acharner pour passer un niveau sans tout recommencer encore et encore. Troisièmement, le nombre de vies dont dispose Christopher peut directement être modifié dans les options, ce qui permet de démarrer avec un capital allant de une à neuf vies.
Enfin, Konami a inclus un menu de sélection des niveaux déjà visités via un tout petit code à réaliser sur l'écran titre, ce qui permet de reprendre là où le joueur s'était arrêté.

Gameplay
9 / 10
Ultra classique dans son approche avec l'utilisation de la Wiimote en position « NES », la jouabilité est à la hauteur de la série, le héros se laissant manier comme un charme tout au long du jeu. Le titre supportant toutes les manettes compatibles avec la Wii, chaque joueur y trouvera son compte.
Graphismes
7 / 10
Loin du niveau d'un Muramasa ou d'un Sword & Soldiers au niveau de la qualité de la 2D, les graphismes de ce Rebirth sont d'un bon niveau SNES/MD comme à l'ancienne, allant même jusqu'à l'utilisation du bon vieux mode-7 à certains endroits. L'animation, bien qu'un peu trop rigide, reste de qualité et le jeu ne souffre d'aucun ralentissement.
Bande-Son
7 / 10
Même si les mélodies sont largement inférieures à celles proposées dans Super Castlevania IV, elles restent d'un bon niveau (pour du 16 bits) et supportent bien l'action. Ni mauvais ni transcendants, les bruitages restent très classiques pour la série.
Durée de vie
6 / 10
Malgré la présence des continus infinis et la possibilité de commencer avec neuf vies, le jeu vous donnera du fil à retordre dans la deuxième partie et le combat final vous demandera des nerfs d'acier. La présence de chemins alternatifs (avec les passages secrets) permet de rallonger de manière significative la durée de vie du titre, du moins pour ceux qui veulent visiter du pays.
Note finale
8 / 10
Plus qu'un remake à 1.000 Nintendo points, ReBirth est un hymne qui nous rappelle subtilement tout ce que les joueurs ont aimé dans les débuts de la série, tous ces petits plus qui ont fait de Castlevania une série de légende du jeu vidéo. Les amateurs des Belmont y trouveront forcement leur « comte » tant le fan service est de qualité, même si l'on peut regretter le manque d'audace et de prise de risque que présente ReBirth. Ceux ne connaissant pas la série peuvent en profiter pour découvrir la franchise, les continus infinis et le réglage du nombre de vies permettant de mieux faire passer le déroulement et la difficulté très old school du titre.
Test de Castlevania : The Adventure ReBirth
Par mercredi 21 avril 2010 à 22h22
  • Merci pour ce bon test ! :) perso, j'adore ce jeu et j'espère que Konami en sortira d'autres dans le même style ... :)
    il y a 2 années
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  • j'espère aussi que konami en fera d'autres, en particulier le "adventure 2" que j'avais adoré sur GB :emu: (fini plus de 20 fois)
    il y a 2 années
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