La vague des mini-jeux avait commencé avec les Mario Party et autres Wario Ware sur les consoles de Nintendo et continue avec Rayman contre les lapins crétins. Avant la sortie de ce jeu, beaucoup de personnes avaient été déçues du fait que Rayman contre les lapins crétins ne soit pas un jeu de plates-formes comme ses prédécesseurs. Je dois dire que j’étais l’un des premiers à partager cette opinion. Cependant, la première fois que vous jouez à cette nouvelle aventure de Rayman, il vous devient impossible de vous retenir de rire aux éclats et d'être de bonne humeur, puisque ce même soft vous transporte dans une euphorie crétine incontrôlable.
L’histoire commence…
… lors d'un pique-nique, où Rayman et ses copains globox sont dérangés par un lapin géant qui kidnappe Rayman et ses amis. Notre petit héros est jeté dans une cellule bien sale où seule une fenêtre est visible, mais inaccessible. Rayman est ensuite balancé avec violence dans une arène où quatre portes ouvertes vous donnent accès à des sortes de compétitions olympiques venues d’un autre monde. Une porte principale surmontée d’une sculpture de lapin en papier mâché est fermée jusqu’à ce que vous réussissiez trois des quatre compétitions. Ceci étant dit : la partie commence.
La manière de jouer…
… est très amusante. Bien sûr, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce jeu vidéo n’est qu’une sorte de vitrine à la gloire des capacités de la Wiimote et de la console en elle-même ; mais après une ou deux compétitions complètement folles, on occulte cela très vite et rentre sans mal dans la frénésie locale du jeu.
Le mode « histoire » est un mode pour un joueur seulement, mais il me faut dire qu’il est beaucoup plus drôle de jouer en famille ou avec des amis et de se passer la Wiimote d’une personne à l’autre pour échapper à la monotonie. Certaines des compétitions sont vraiment difficiles. Chaque compétition a sa propre particularité et sa manière unique de se jouer, et, même s’il y a beaucoup de répétitions au cours du jeu, la difficulté grandissante devient régal. Nos amis français créateurs de ce titre ont vraiment bien réfléchi aux différentes utilisations de la Wiimote. Vous pourrez la triturer de mille et une manières : vous pouvez l’utiliser comme un téléphone ou comme un lasso, mais également comme un plateau afin de faire passer une bille à travers un labyrinthe qui se trouve dans la cervelle d’un de ces lapins crétins.
Le mode « versus » est également agréable, à la condition de disposer d'autant de Wiimotes et d'attachements nunchaku que de personnes. En effet, seules quelques compétitions ne nécessitent qu'une Wiimote, ce qui est un peu décevant, surtout quand on voit la pénurie de nunchakus ici aux Etats-Unis (pénurie prévisible en Europe).
Il existe encore un autre mode de jeu dans Rayman contre les lapins crétins qui permet de jouer aux compétitions sans passer par le mode « histoire ». La présentation est très agréable à l'oeil, dans un style très BD, et vous offre la possibilité de jouer à vos compétitions préférées et d'en conserver précieusement les meilleurs scores. Ce mode est assez sympathique lorsqu'il est question de montrer à vos amis à quel point ce jeu est déjanté. J'avoue avoir un faible pour le lancer de vaches, pour le tir aux lapins également.
Les graphismes…
… sont hilarants. Il est difficile de ne pas s'esclaffer entre "Hooooo ! C’est trop mignon !" Et "Beurk… C’est dégueulasse !". Il y a vraiment un humour assez scato qui survole les niveaux du jeu et il faut avouer qu'il est toujours très drôle d'observer des lapins sur des toilettes. La qualité des graphismes est correcte. La texture des lapins donnerait presque envie de les toucher. Le soft est survolé d'une ambiance bon enfant et déjantée : les mouvements des lapins ont vraiment été travaillés dans le sens où les petites bébêtes courent comme si elles avaient des couches pleines de doudou. Très subtile et distingué.
La bande son.
La musique du jeu est complètement délirante. Dans les quatre compétitions disponibles depuis l’arène, il y a en a toujours une dite de danse où vous devez frapper les lapins qui dansent à vos côtés. Les musiques sont relativement mignonnes : elles vont de Cyndi Lauper à d’autres chansons pop et techno, mais aussi hip-hop. La bande son est vraiment entraînante et très différente selon les compétitions, mais il faut dire que lorsqu'on essaye une compétition plus de cinq fois, celles-ci deviennent un peu agaçantes, ce qui arrive fréquemment lorsque le niveau de difficulté devient élevé.
La durée de vie…
… de ce jeu est typique des party-games. Elle est de fait très conséquente. Même en terminant le mode histoire en quelques semaines, vous aurez toujours l'occasion de revenir sur vos compétitions préférées et vous amuser entre amis ou en famille.