Test

Bully : Scholarship Edition

Bully : Scholarship Edition

Au bal masqué des remakes des plus grands jeux de la génération précédente se sont respectivement succédés Resident Evil 4 : Wii Edition, Okami ou encore Prince Of Persia : Rival Swords pour étoffer la ludothèque d'une Nintendo Wii qui en avait grand besoin. Tout cancre qu'il est, Jimmy Hopkins n'a pas pu s'empêcher de jeter une fois de plus un oeil indiscret sur les copies de ses camarades de classe, offrant ainsi une ultime séance de rattrapage aux quelques fous qui seraient passés à côté de Canis Canem Edit. Autant dire que désormais, pas même un mot signé de la main de vos parents ne saurait vous excuser d'être passés à côté de ce monument du jeu vidéo. Explications.

Bienvenue à Bullworth Academy

Que les hommes de goût qui considèrent Dead Rising comme l'un des plus grands divertissements de son époque se mettent à danser la polka tout nus sur la table à l'instant même où leurs pupilles se seront posées sur le point concluant cette phrase, car Bully : Scholarship Edition saura combler tous leurs fantasmes, y compris celui de revivre une expérience vidéoludique semblable aux aventures de Frank West. Remplacez le centre commercial par un lycée dépravé, les zombies par des élèves armés de pétards et de boules puantes, les survivants par une bande de fayots, les militaires par des pions et vous y êtes. En effet, c'est à l'instar du petit bijou d'Inafune que Bully : Scholarship Edition plonge le joueur dans un concept original, aux bornes délimitées mais vastes et l'y abandonne pour sa plus grande joie.

Vous êtes Jimmy Hopkins, un jeune caïd boutonneux au poil roux et au crâne tondu (oui, mère nature n'a été ni tendre ni généreuse avec votre plastique). Votre mère et son nouvel amant (le cinquième à lui avoir enroulé le doigt d'une énième bague) ont décidé de vous expédier au fin fond du trou du cul du monde, au pensionnat de Bullworth Academy, histoire d'avoir la paix le temps de consumer leur lune de miel (un an !) que l'on devine sans aucun mal se résumer à la durée de leur relation, amoureuse s'entend (c'est qu'après le mariage il y a le divorce). Le directeur, le Dark Vador de l'histoire, aura tôt fait de vous mener la vie dure et de faire de son bureau votre deuxième maison. Vous êtes le nouveau et pour vous intégrer, il va falloir vous tailler une réputation au sein de votre nouvel environnement, vous creuser un trou au milieu de cet amas de terriers et autres galeries boueuses. Direction le dortoir des garçons.

T'vas voir ta gueule à la récré

C'est alors que vous vous dirigez vers le dortoir des garçons que les choses commencent déjà à se gâter : un grand loubard musclé à la carrure de gorille vous bloque le passage et vous prend pour sa tête de turc. Il va falloir vous défendre face à lui et ses petits camarades. Ni une, ni deux, vous saisissez votre Nunchuck, votre Wiimote et le peu de courage qu'il vous reste pour vous lancer instinctivement dans la castagne. Les coups fusent dans tous les sens, les bruitages jaillissent du haut-parleur intégré dans la télécommande, la sueur humidifie et parfume les auréoles qui décorent vos aisselles, quelques copains se prennent votre direct du droit dans la bouche mais qu'importe, car à votre grande surprise, vous sortez victorieux de cette première confrontation, avec l'impression d'avoir fait ça toute votre vie de surcroît. Vient alors le moment de montrer à cette bande d'effrontés qui est le chef. Après avoir échangé quelques insultes avec vos assaillants essoufflés, vous les saisissez par le poignet et vous lancez dans une série d'humiliations hilarantes qui ne sont pas sans rappeler les fatalities de Mortal Kombat : vous étalez le mollard au préalable craché dans votre main sur le visage du premier, remontez le slip du second jusqu'aux épaules et tordez l'oreille du troisième comme une poignée de porte. Les gémissements de vos martyrs résonnent comme une révélation divine au creux de vos tympans : le gameplay de Bully : Scholarship Edition est d'une richesse infinie, la prise en main immédiate.

Autant dire que la qualité et la diversité des gameplays du titre en surprendra plus d'un. Entre les quelques délicieux jeux d'arcade dispersés à travers la Bullworth Academy et sa ville, les scènes d'infiltration, de course, de simulation et les innombrables activités proposées par le soft, il serait criminel de ne pas hurler que le soin, l'intelligence et le génie qui ont enrobé le développement de l'oeuvre imposent le respect. A mi-chemin entre Dead Rising et GTA, l'expérience proposée, unique, respire la fraicheur et la maîtrise.

Métro, boulot, dodo

Les différents chapitres du jeu sont constitués de journées écourtées à la manière des Sims durant lesquelles vous serez libre de suivre la voie du bon élève comme celle du cancre. Après le réveil et avant le coucher, l'établissement Bullworth impose à ses élèves d'assister à des cours retranscrits sous forme de mini-jeux à l'intérêt variable. Si les programmes de chimie et de technologie ne resteront pas dans les annales, le gros des activités proposées s'avèrera intéressant à jouer. Suffisamment pour pincer le coeur du roi de l'absentéisme qui aura à coup sûr conscience de rater quelque chose, en tout cas, d'autant plus que réussir un exercice octroie certaines facultés et aptitudes supplémentaires. Quand bien même, rien n'oblige Jimmy Hopkins à prêter attention à la sonnerie qui retentit quatre fois par jour dans ses oreilles, pouvant lui préférer l'école buissonnière. Auquel cas il devra se soumettre à la dure loi de la hiérarchie opposant les enfants aux adultes : s'il se fait attraper par un surveillant alors qu'il devrait être en classe, Jimmy y sera reconduit par la force et devra assister au cours manqué jusqu'à sa fin.

Le grand problème de Jimmy Hopkins est qu'il s'attire malgré lui l'attention de ceux qui l'entourent, en bien comme en mal. C'est là que l'on reconnait la patte si particulière de Rockstar : des points de rendez-vous, dispersés en des lieux différents, permettront au joueur de faire connaissance avec ceux qui peuplent la Bullworth Academy. Puisqu'il incarne le fou furieux de service, ces derniers n'auront aucun remord à lui proposer des missions plus loufoques les unes que les autres. Progressant ainsi dans le scénario de son histoire, Jimmy verra sa cote de popularité virer du tout au tout et ses relations sociales avec les différents groupuscules changer selon ses agissements, ce qui rendra ses balades dans la cour de récréation plus ou moins agréables. Parsemées de répliques bien senties d'un humour incomparable dans la plus pure veine des Die Hard, les désastreuses aventures des charismatiques enfants Bullworth ne connaissent pas de rival assez délirant pour tenter leur escalader la cheville. Un régal pour le moral même s'il est conseillé d'avoir les côtes solides.

Retour vers le futur

C'est un véritable bond en arrière plein de nostalgie que les magiciens de chez Rockstar offrent à leur clientèle : un ticket pour un épique voyage dans le temps, un aller-retour au lycée, la sécurité du virtuel en plus. Tous vos fantasmes refoulés de jeunes boutonneux ne demandent qu'à être exaucés : pincer les fesses des jeunes anglaises, rester en planque dans un placard du dortoir des filles pour les espionner toute la nuit durant (après avoir pris grand soin de s'inviter dans leurs douches et d'avoir dérobé leur lingerie), allumer l'alarme incendie juste avant d'aller dormir à une heure des plus tardives pour arracher vos camarades aux bras de Morphée, lancer du poil à gratter sur les tyrans du lycée, coincer les hommes à lunettes dans les poubelles, enfermer les plus faibles dans des casiers au préalable dépouillés, et bien d'autres folies encore. Et si l'on prend autant de plaisir à taquiner son monde, c'est parce que l'univers crée par les mères poules de GTA, bien que démesuré et parodique au possible, est d'une cohérence bluffante. Un véritable écosystème d'une soixantaine d'élèves tous différents les uns des autres peuple le "pénitencier" de la Bullworth Academy. A cela s'ajoute le fait que, contrairement à nombre d'autres titres, les PNJ se déplacent de zone en zone à la manière d'un Elder Scrolls ; en cas de course-poursuite avec les surveillants, inutile de compter entrer dans une autre pièce ou dans un autre bâtiment pour espérer les semer : ils vous suivront. Le tout gagne en authenticité car servi par une animation de haute volée.

Plus il accomplira d'exploits, plus Jimmy verra sa chambre se remplir de bizarreries symbolisant ses réussites, chose qui n'est pas étrangère aux joueurs de Rayman contre les lapins crétins. Et si ses compagnons de chambrée sont de véritables psychopathes (à peine sont-ils sortis du lit en pyjama qu'ils font exploser des pétards dans le couloir), l'anti-héros n'aura aucun mal à trouver le sommeil, encore moins à laisser sa porte ouverte de jour comme de nuit. Il faut dire que même s'il est régulièrement de corvée (déblayage et tondeuse en guise de colles), Jimmy Hopkins est paradoxalement un bon garçon. Satirique au possible, aussi précis qu'un sniper lorsqu'il vise ses ennemis de sa langue bien pendue, le cancre roux étonne par son humanité, sa maturité et son sens des réalités. Terriblement attachant.

Liberty City

Passé le premier chapitre, Jimmy aura l'occasion de découvrir les joies de la ville, étendant ainsi son emprise sur le monde qui l'entoure. Et là, les possibilités déjà immenses proposées par le titre se voient décuplées : shopping, tags, courses de bicyclettes dans la ville à la Need For Speed -le speed en moins-, escapades à la foire (courses de kart, tir à la carabine, musée des horreurs délicieusement sarcastique avec des images aussi piquantes que l'américain de corpulence extrême en train de se morfondre devant sa télévision chips à la main...), boutiques de costumes, asile de fous, etc.

En ville, les policiers remplacent les surveillants et de nouvelles missions sont accessibles. Non contents de constituer de nouveaux terrains de jeux pour Jimmy, ces espaces industriels permettent de quitter l'école quelques temps avant de finir par s'en lasser puis d'y retourner la tête basse. A défaut de renouveler complètement l'expérience, ces vastes territoires inédits permettent de la rendre plus riche encore. Autant ne pas cracher dans la soupe, d'autant plus qu'elle est chaude et bonne.

Une version parmi deux autres


Si cette adaptation Wii se démarque par l'efficacité de son gameplay, elle doit être mise en concurrence avec ses consoeurs sorties respectivement sur Playstation 2 et Xbox 360. De prime abord, la comparaison avec son équivalent sur la console de Microsoft se fait plutôt à son avantage, cette dernière étant truffée de bugs irréparables pour peu qu'on ne dispose ni d'un disque dur ni d'un abonnement au Xbox Live, d'autant plus que le niveau technique est terriblement bas pour ce support. Ajoutés à cela un gameplay quasi similaire à celui de la version PS2 et des baisses de framerate hallucinantes en 2008, la variante Xbox 360 fait peine à voir. Les valeurs pécuniaires des deux versions étant à peu de choses près équivalentes, la mouture Wii sort grande gagnante de cette première confrontation.

Quant à la version originelle ayant vu le jour sur PS2, intitulée Canis Canem Edit, elle lui est quant à elle inférieure tant sur le niveau graphique que sur les plans du gameplay et du contenu. Avec un mode multijoueur, huit nouvelles missions, une refonte graphique timide mais suffisante, des contrôles immersifs et prenants exploitant parfaitement le support les accueillant (les combats de boxe surprennent par leur qualité), quatre personnages inédits, de nouveaux cours (le cours de biologie typé Trauma Center est tout simplement passionnant) et de nouvelles récompenses, on voit mal ce qui pourrait faire de l'ombre à cette adaptation Wii qui s'avère être la meilleure de toutes. Et pourtant un élément majeur se permet de venir mettre en doute l'intérêt de cette dernière : le prix. Quand on sait que le tarif de la version PS2 atteint souvent moins de quinze euros sur le marché de l'occasion alors que celui de sa récente consoeur peine à descendre en dessous de la barre des 35 euros à l'heure de la rédaction de cet article, autant dire qu'il y a assez d'un argument dans la balance pour semer le doute.

Gameplay
8 / 10
Riche, varié et exploitant pleinement les périphériques qui lui sont proposés, Rockstar oublie son bonnet d'âne et fait la démonstration de ce que devrait être un jeu Wii, de ce point de vue s'entend.
Graphismes
5 / 10
Malgré la refonte graphique subie par cette version Wii par rapport à Canis Canem Edit, le tout est légèrement en dessous de ce que l'on était en droit d'attendre, même pour un jeu Rockstar. La distance d'affichage est limite quoique correcte, l'animation est bluffante et les modélisations, inégales, sont parfois grossières. L'ensemble reste tout de même très propre et se paie le faux luxe d'être fluide. C'est avant tout grâce à la cohérence artistique de son univers si particulier et à l'authenticité qui en découle que Bully : Scholarship Edition fait fort et impressionne.
Bande-Son
8 / 10
Les mélodies, sans être vraiment géniales ni même inspirées, collent parfaitement à l'ambiance. Il n'est pas rare de se surprendre à fredonner le thème principal de l'oeuvre pourtant digne d'une piste .midi, voire à le tapoter sur le premier mobilier venu. Côté doublages, c'est du grand art. Pour rien au monde on ne troquerait ces voix anglaises autant décalées que passionnées pour quelques interprétations françaises hasardeuses.
Durée de vie
8 / 10
La durée de vie de Bully : Scholarship Edition est très difficilement quantifiable. L'estimation ne peut qu'être brouillée par les innombrables activités annexes proposées par le titre et par la liberté d'action octroyée au joueur qui aura sans cesse de nouveaux os à ronger, entre le fort taux de rejouabilité et le mode multijoueur inédit. Demeure une seule certitude : elle est énorme pour le genre.
Note Solo
9 / 10
L'essayer, c'est l'adopter.
Note Multi
5 / 10
Anecdotique, le mode multijoueur permet tout de même de passer d'agréables moments à deux. Proposant une dizaine d'activités (dont le cours de biologie et le jeu d'arcade Consumo) sur lesquelles affronter un ami, l'interface a le mérite d'être claire et simple, ce qui n'est pas le cas de nombreux party games sur ce support. Mieux vaut dix mini-jeux sympathiques et simples d'accès qu'une quarantaine de clones tous plus ratés et compliqués les uns que les autres.
Note finale
8 / 10
"Je croyais que je ne devais pas parler aux étrangers", dit-il à sa génitrice vis-à-vis de son actuel beau père. Sûr de lui et bien plus attachant qu'il voudrait nous le faire croire, c'est à coup de répliques cultes que Jimmy Hopkins se fraye un chemin au coeur de la Bullworth Academy. Cette réédition, supérieure à son aînée sur tous les points y compris monétaire, fait sans nul doute office d'ultime cours de rattrapage pour les retardataires qui seraient passés à côté de ce petit bijou d'originalité qu'est Canis Canem Edit. Enchaînant situations délirantes et gameplays inventifs sans le moindre temps mort, Bully : Scholarship Edition vient soutenir ce début d'année riche en sorties et montre l'exemple. Jimmy Hopkins n'a décidément rien d'un mauvais élève.
Test de Bully : Scholarship Edition
Par mardi 20 mai 2008 à 22h05
  • Bonne note pour ce jeu qui m'intérresse peu .
    il y a 4 années
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  • En gros le jeux permet de faire ce qu'on a toujours voulu faire étant môme mais qu'on a jamais osé.
    Enfin pour ma part ^^ il y a bien 2-3 trucs dont la boule puante que j'ai déjà expérimenté dans mon enfance....à la belle époque de l'insouciance !
    il y a 4 années
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  • Je trouve ce jeu tout bonnement excellent et beaucoup plus profond que ce que les apparences suggèrent.

    Outre que c'est effectivement hyper-soigné (très peu de trajets barbants pour rallonger artificiellement la durée de vie du jeu, variété des répliques, personnages tous différenciés), le scénario est vraiment loin d'être bête.

    Le joueur est en fait un gosse sans repères qui se retrouve confronté à l'hostilité de toute une série de clans (les premiers de la classe, les fayots, les sportifs, les bizutheurs...). Les autres élèves sont caricaturaux mais la satire des comportements de groupe sonne très juste.

    Et c'est un de ces jeux où les scénaristes ont pris le risque d'avoir un personnage principal bourré de défauts et qui commet souvent de grosses erreurs de jugements dans les cinématiques.

    Une réserve sur le test : le principal n'est pas vraiment le Darth Vader de l'histoire. Il est plutôt du genre Skinner en un peu plus sévère...

    Et un gros défaut : si Rockstar fait vraiment des jeux malins comme celui-la, il va vraiment falloir que je me prenne une PS3 assez vite pour GTA4 !
    il y a 4 années
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  • BULLY, j'ai vu beaucoup de test mais aucun ma donner envie de me le prendre . vortre conclusion a retiré tout les doutes auxquel il me retener de me le prendre et bien je suis un retardataire qui va ce ratrapé . :D :D :D
    il y a 4 années
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  • Trés bon test Evath, ça donne envie^^
    il y a 4 années
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  • J'étais hésitant, j'avais eu des échos assez négatifs... mais la je suis vraiment intéressé, il se pourrait bien que je me laisse tenter =)
    il y a 4 années
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  • Ce jeu mérite entièrement ça note ;) bon test Evath
    Pour les graphismes c'était prévu d'avance avec Rockstar par contre j'avoue que je n'ai pas encore essayé le mode multi.
    il y a 4 années
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  • un bon test pour un bon jeu :)

    bien noté Evath! :)

    - Edit à 09h09 : un bon test pour un bon jeu :)

    bien noté Evath! :)
    il y a 4 années
  • Acheter le il vaut vraiment le coup . Très agréable à jouer . :)
    il y a 4 années
  • tres bon test evath, et tres bon jeu aussi , il merite son 17. ;)
    il y a 4 années
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  • 17 ? Bonne note :)
    il y a 4 années
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  • KbK
    je dois avouer que je me suis assez bien amusé a ce jeux
    il y a 4 années
    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 22 novembre 2007
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